Alcoolisme chronique

L’alcoolisme est une maladie chronique dans laquelle l’organisme devient dépendant de l’alcool. Les alcooliques ne peuvent pas contrôler leur relation avec l’alcool et ils font face :

  • un besoin fort et urgent de boire,
  • perte de contrôle, c.-à-d. ne pas être capable d’arrêter de boire une fois que vous avez commencé,
  • dépendance physique avec symptômes de sevrage,
  • la tolérance, c’est-à-dire le besoin de boire de plus en plus d’alcool pour ressentir le même effet.
  • Lorsque vous souffrez d’alcoolisme, vous continuez à boire même si vous savez parfaitement que l’alcool cause des problèmes relationnels, de santé, de travail ou économiques.

Il est possible d’avoir un problème dans la relation avec l’alcool sans souffrir de tous les symptômes de l’alcoolisme, cette situation est connue sous le nom d’abus d’alcool et se caractérise par une consommation excessive a des répercussions sur les affects et/ou au niveau professionnel et social, sans l’apparition d’abstinence ou de symptômes de dépendance physique.Un problème connexe et tristement important dans l’actualité de ces dernières années est ce qu’on appelle la consommation excessive d’alcool, c’est-à-dire la consommation excessive mais périodique d’alcool (par exemple chaque week-end), dans le but de perdre le contrôle.


Trop d’alcool est toujours dangereux :

  • La consommation de grandes quantités d’alcool peut augmenter le risque de développer divers cancers, causer des dommages au foie, au cerveau et à d’autres organes.
  • La consommation d’alcool pendant la grossesse peut gravement endommager le bébé.
  • Même une consommation modérée augmente en fin de compte le risque de décès à la suite d’accidents de la route, de blessures, d’homicides et de suicides.
  • Si vous souffrez d’alcoolisme ou d’abus d’alcool, il se peut que vous ne puissiez pas diminuer les quantités ou cesser de fumer sans aide extérieure. Lorsque vous voulez arrêter de boire, vous devez demander de l’aide sans honte et la première étape peut être de parler à votre médecin ou même simplement au numéro sans frais fourni par le ministère.


Est-ce que tu bois trop ?

Vous avez peut-être déjà dépassé la limite si :

  • vous sentez en vous que vous exagérez,
  • d’autres personnes ont critiqué votre façon de boire,
  • tu te sens coupable,
  • vous avez besoin d’un verre le matin quand vous vous réveillez pour vous détendre,
  • tu ne te souviens pas de ce qui s’est passé la veille parce que tu as trop bu,
  • vous vous trouvez plus ou moins souvent dans l’impossibilité de tenir vos engagements à cause de l’alcool.
  • Photographie d’un homme tenant sa tête dans ses mains devant un verre de vin et une cigarette.
  • iStock.com/ejwhite


Causes

Il n’y a pas de cause unique qui pourrait expliquer le risque d’alcoolisme, mais les chercheurs croient qu’il s’agit d’un entrelacement délicat et complexe de facteurs génétiques et environnementaux. Les gènes de l’ADN (génétique) qui contrôlent le métabolisme de l’alcool sont responsables d’une augmentation ou d’une diminution du risque ; c’est l’une des explications possibles de la familiarité avec les problèmes liés à l’abus d’alcool (le risque d’alcoolisme est plus grand chez ceux qui avaient un parent alcoolique).


L’âge au début pourrait être un facteur important, car la consommation précoce semble influencer l’expression génétique (épigénétique) et donc augmenter le risque de dépendance ; dans ce cas, il est plus probable qu’il s’agisse d’un réseau complexe de causes et d’effets, car ceux qui sont génétiquement prédisposés sont plus susceptibles de commencer à boire dès un jeune âge.


Des antécédents de traumatismes pendant l’enfance peuvent accroître le risque d’être victime d’une certaine dépendance, y compris la dépendance à l’alcool, ainsi que l’absence de la famille pendant l’enfance et l’adolescence.
Les hommes courent un plus grand risque de dépendance que les femmes, mais les femmes sont plus susceptibles de souffrir de maladies liées à l’alcool, comme les maladies du foie.


La tendance à une dépendance progressive, à une consommation excessive et régulière d’alcool sur une longue période de temps peut entraîner une dépendance physique à l’alcool également en raison des changements que la substance induit au niveau physique et surtout métabolique ; ces changements comprennent, entre autres, un sentiment accru de bien-être pendant la prise, ce qui incite le sujet à boire et à le faire plus souvent. De ce point de vue, il s’agit donc de facteurs de risque :

  • la facilité d’accès à l’alcool,
  • la dépression et autres troubles mentaux, qui incitent le patient à chercher des solutions pour trouver un soulagement à sa maladie,
  • les facteurs sociaux et culturels (le fait d’avoir des amis ou des partenaires qui boivent régulièrement peut augmenter le risque d’alcoolisme, ainsi que la représentation de l’alcool donnée par les médias qui peuvent transmettre le message qu’il faut boire pour se sentir à la mode, et qu’il n’y a rien de mal à exagérer avec l’alcool).
  • Au fil du temps, comme pour toute autre substance d’abus, la recherche du plaisir induit par la substance cède la place à la nécessité de la prendre pour ne pas souffrir des symptômes de l’abstinence et le patient se retrouve donc prisonnier de ce qui semblait auparavant être un.

Auteur de l’article : admin

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